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Portrait : " En agriculture, il faut inventer tous les jours "

Isabelle Eyraud, première productrice bas-alpine promoteur d'un distributeur automatique de fruits et légumes.

« C'est moi qui en ai eu l'idée » lance pas peu fière Isabelle Eyraud, 48 ans, fille d'agriculteur, petite-fille d'agriculteur et épouse d'agriculteur ! Car Mme Isabelle Jourdan, au civil, est la première exploitante agricole à ouvrir un libre service agricole dans le département des Alpes de Haute-Provence.

« J'avais vu une expérience menée dans le Nord et je me suis renseignée », poursuit la native de Revest-Saint-Martin désormais installée au côté de son mari à la tête du Gaec La Cote d'Hugou à Pierrerue. Et d'information en information, la productrice de fruits et légumes particulièrement de fraises, de tomates et de melons, a mené son projet jusqu'au bout. Un projet accouché depuis bientôt trois ans.
« En fait, ce qui est coûteux c'est l'appareil qui permet de délivrer les légumes et les fruits comme un distributeur automatique délivre des bouteilles d'eau ou des confiseries, ajoute Isabelle. C'est un gros investissement (et en charge d'emprunt) mais si on trouve le lieu adapté, la clientèle s'adapte assez rapidement. Finalement, c'est un peu le contraire d'un marché aux primeurs. Et je suis agréablement surprise, parce que j'ai l'impression que les gens attendaient ce genre de service ».

24 heures sur 24 !
Il est vrai le DAFL (distributeur automatique de fruits et légumes), fort de 24 casiers réfrigérés, est installé au bord de la route départementale qui conduit de Pierrerue à Forcalquier avec une possibilité de stationnement très ouverte et sans gêner aucunement la circulation.
« C’est un moyen de distribution idéal pour une clientèle de passage ou de proximité ou des clients aux horaires décalés, ayant besoin de fruits et légumes. Le distributeur automatique fonctionne 24h/24, 7j/7, ainsi que les jours fériés, ajoute Isabelle. Au commencement, les consommateurs ne parvenaient pas à se servir correctement de l'appareil et on était dérangé sans cesse pour mener à bien la transaction, ce qui contrevient à l'essence même de l'appareil ».

Aujourd'hui, la phase d'adaptation est bien dépassée et il faudra même penser à augmenter la capacité de l'appareil ! « C'est bien pratique, avoue une cliente qui vient tout juste de s'emparer d'un kilo de fraises ciflorette à 8 euros. Et je sais que la qualité de ce que j'achète ici est au rendez-vous ». Car, sur le Gaec La Cote d'Hugou, on revendique à juste raison une véritable qualité de production qui passe notamment par la lutte intégrée. « L’objectif de l’agriculture intégrée est de produire de façon économiquement viable des produits de bonne qualité, respectueux de l’environnement et de la santé » rappelle Isabelle Eyraud. La production intégrée se distingue aussi de l’agriculture bio car elle n’abandonne pas les méthodes classiques lorsqu’elles ont fait leur preuve pour assurer des rendements corrects à l’agriculteur, en particulier lors d’années climatiques défavorables. Comme son nom l’indique, la production intégrée « intègre » tous ces éléments.

Retrouvez ici la suite du portrait de notre agricultrice