Vous êtes ici : Accueil > Les Actualités proches de vous

Détail de l'actualité

Les flux rss du siteImprimer la page

« Aujourd’hui, l’irrigation est le nerf de la guerre »

Dans un contexte de sécheresse estivale, la nécessité de sécuriser la ressource en eau a fait l’objet d’une réunion de terrain organisée à l’intention des élus locaux par la Chambre d’agriculture 04.

«La pluviométrie de ces trois mois est déficitaire de 46 % par rapport à la moyenne. En 2017, sur cette période, il est tombé moins de la moitié de la pluie de 2016 (84 mm entre mai et juillet 2017, contre 180 mm en 2016 sur la même période, ndlr). On pouvait donc s’attendre à des assecs plus précoces et plus sévères qu’en 2016. Paradoxalement nous n’avons pas observé des étiages plus sévères sauf sur la vallée de l’Asse. Il est tombé 200 mm dans l’hiver 2015-2016. A l’automne 2016, il en est tombé entre 400 et 500. Toute la différence est là », souligne Noël Piton, spécialiste de l’irrigation à la Chambre d’agriculture 04.

Un sursis pour les cultures irriguées dans un contexte de sécheresse estivale qui rappelle une fois encore la nécessité de sécuriser la ressource en eau. C’est à cette fin que la Chambre d’agriculture 04 a organisé une visite sur le terrain à destination des élus et des acteurs de l’eau et des élus locaux.
L’organisme consulaire doit en effet piloter en 2018 une étude de faisabilité et de chiffrage de projets de retenues collinaires à destination de trois irrigants individuels du Largue, venant s’ajouter à trois autres projets situés sur le secteur du Calavon. Des projets de stockage qui s’inscrivent dans le contrat de gestion du Largue et de la Laye (et dans le SAGE du Calavon) devant contribuer à la fois à augmenter le débit du Largue (ou du Calavon) en été et sécuriser une partie des productions agricoles des exploitations concernées. « L’étude du Canal de Provence a montré que la seule solution viable et faisable était les retenues collinaires individuelles. On a abandonné les réseaux collectifs parce qu’il n’y a pas assez d’hectares à desservir et que cela représente des investissements colossaux pour très peu de surfaces », rappelle Noël Piton.

Téléchargez la suite de l'article sur l'irrigation de l'Espace Alpin du 25 août

Vers une approche plus intégrée des ressources en eau et un changement de paradigme des politiques publiques de l’eau ?

Dans un récent et passionnant article de la revue « Responsabilité et Environnement » (Annales des
Mines, avril 2017) Guillaume Benoit, membre du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des
espaces ruraux (CGAAER) propose quelques pistes de solutions pour un développement plus durable.

A travers la description des politiques publiques de l’eau au Maghreb, en Afrique de l’Ouest et en France,
Guillaume Benoit montre qu’une politique orientée vers un seul objectif, soit de suffisance alimentaire, de développement social ou à l’inverse de réduction de la demande en eau, aboutit à des aberrations  écologiques et sociales et, pour la France, à des impasses aussi bien pour l’environnement que pour l’agriculture. L’auteur rappelle, à juste titre, que la seule recherche du bon état écologique des cours d’eau en France va contribuer à une dégradation de l’état des cours d’eau dans d’autres pays à ressources en eau moins abondantes. En clair on va aménager ailleurs, produire ailleurs pour satisfaire la demande grandissante d’aliments ou de biens, y compris la demande française : ainsi « 15 milliards
de m3 d’eau sont-ils utilisés annuellement à l’étranger pour produire des biens et des services importés
par la France, contre seulement 6,6 milliards de m3 utilisés en France pour produire ce qui en est exporté ».

Téléchargez la suite de l'article