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Agriculture bio : pas d’homologation permanente pour le Neemazal et la bouillie sulfocalcique

Le Neemazal et la bouillie sulfocalcique ne bénéficieront pas d’une homologation permanente.

C’est ce qui ressort de la réponse apportée par le ministre Stéphane Travert à la question orale qui lui a été posée par la sénatrice des Hautes-Alpes Patricia Morhet-Richaud le 24 octobre.

Question qui avait également été soulevée par le député Joël Giraud via un courrier daté du 30 août dans lequel il pointait lui aussi que « ces produits sont homologués depuis plus de 15 ans en Allemagne, en Italie et en Suisse » et demandait au ministre « de remédier à cette iniquité et d’homologuer de façon permanente ces deux produits techniquement indispensables à une conversion sereine en arboriculture biologique ».

Concernant le Neemazal, le ministre a répondu que six demandes d'autorisation de mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques à base d’azadirachtine (matière active du Neemazal) avaient été déposées à l'ANSES, que leur évaluation était en cours et que des décisions relatives à ces demandes d'autorisation de mise sur le marché étaient attendues en 2018.
« Afin de répondre à certaines situations d'urgence phytosanitaire dans les vergers de fruits à pépins ou à noyaux et d'agrumes qui ont été signalées depuis 2014, le ministère de l'Agriculture a délivré des autorisations dérogatoires d'une durée de 120 jours pour le Neemazal. Les producteurs ne se sont donc pas retrouvés en situation d'absence de solution, et je veillerai à ce que les choses continuent ainsi », a assuré Stéphane Travert.

Concernant la bouillie sulfocalcique, « aucune demande d'autorisation de mise sur le marché n'a actuellement été sollicitée en France », a souligné Stéphane Travert. Raison pour laquelle « il n'est pas possible, à ce stade, d'accorder une autorisation définitive pour ces préparations ». La réponse a moyennement convaincu la sénatrice, qui a rappelé que la conversion en agriculture biologique était un enjeu majeur pour la filière arboricole des Hautes-Alpes et des Alpes de Haute-Provence.
« L'État ne peut entretenir plus longtemps les conditions d'une distorsion de concurrence, qui est très préjudiciable à la production française, à la filière pomme-poire en particulier », a conclu la parlementaire.