Notre projet agricole

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Notre agriculture départementale dispose d’atouts essentiels,

Fiers de prendre notre avenir en main, notre projet nourrit l’ambition d’imposer notre Chambre d’agriculture en tant qu’acteur majeur au service du développement agricole de nos territoires durant les 6 années de la mandature. Il traduit notre volonté politique d’œuvrer en faveur de l’installation de jeunes agriculteurs en s’appuyant avant tout sur une politique de revenu.

Notre métier, c’est produire :

Pour produire, il faut des politiques qui reconnaissent le rôle stratégique de l’agriculture et tiennent compte des spécificités territoriales.
La PAC doit retrouver de l’ambition et conserver son rôle de régulateur pour les marchés agricoles au bénéfice des producteurs.

Pour produire, il faut une juste compensation de nos handicaps de production avec une ICHN revalorisée ainsi que la rémunération de nos pratiques de production respectueuses de l’environnement et indispensables à l’activité touristique. 

Pour produire, il faut des jeunes qui s’installent grâce à une politique d’installation incitative et cohérente dotée d’un volet ambitieux d’accès au foncier. Il est impératif d’anticiper la transmission des exploitations en s’appuyant sur le plan d’action présenté lors des assises à la transmission.
Pour produire, il faut stopper le gaspillage des terres agricoles et imposer le respect des règles définies dans la Charte foncière des Alpes de Haute Provence.

Pour produire, il faut revenir au bon sens en matière environnementale. Lorsque les mesures qui nous sont imposées sont sources de complexité aberrante, nous avons la responsabilité de le dénoncer.
Il est urgent de remettre de l’intelligence et du pragmatisme dans les décisions politiques, lorsqu’il s’agit de la gestion de l’eau et de la préservation des territoires. Il est indispensable de mettre un terme à l’insupportable présence du loup dans nos alpages et l’exclure des zones de pâturage. 

Pour produire, il faut libérer les énergies et sortir du carcan administratif qui handicape toutes les initiatives.
Simplifier doit devenir un maître mot pour l’administration. L’empilement de mesures qui se chevauchent, les contrôles tatillons ne sont plus acceptables.

Notre travail, c’est pour un revenu :

Doublement pénalisés par des prix volatils sur des marchés extrêmement concurrentiels et par des coûts de production qui s’envolent avec ceux de l’alimentation animale et des intrants, nos revenus restent trop souvent insuffisants et plus que jamais instables.

Agir pour notre revenu, c’est redonner de la valeur à notre métier.

Il n’y aura pas de revenu : sans des prix stables et un juste partage de la valeur ajoutée, une baisse significative des charges sociales et environnementales qui obèrent notre compétitivité, des outils de gestion des risques pour sécuriser notre chiffre d’affaires et en cas d’aléas économiques, sanitaires ou climatiques, couvrir nos charges.

Notre ambition, c’est bien vivre dans nos territoires :

Nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone dont les besoins en termes de santé, de services publics ou de nouvelles technologies seraient inférieurs aux autres français. Bien vivre dans nos territoires, c’est une indispensable égalité d’accès aux services en milieu rural de santé, d’éducation, de transport, d’utilisation des nouvelles technologies, de communication ainsi que de loisirs.
Bien vivre dans nos territoires ruraux, c’est aussi permettre à nos anciens de bénéficier d’une pension de retraite minimale au moins égale à 75% du SMIC.